Sevrage tabagique

Souvent, c'est d'abord pour des raisons de santé, ou encore d'économie, que l'on décide d'arrêter de fumer.

Mais il arrive aussi qu'un fumeur prenne cette décision parce qu'il a simplement conscience d'être devenu l'esclave d'une habitude et qu'il souhaite se libérer de cette servitude. Sentir naître en soi le besoin de respirer librement et à pleins poumons, de percevoir les parfums et les goûts dans leur plénitude, de partir en montagne, de monter les escaliers ou de pratiquer à nouveau sans difficulté tel ou tel sport, c'est déjà être dans les meilleures dispositions pour parvenir à un sevrage tabagique durable !

Le traitement comporte au total cinq séances d'acupuncture : les quatre premières se déroulent sur quatre jours consécutifs, la cinquième une semaine plus tard.

Le soir qui précède la première séance, le patient doit avoir fumé sa dernière cigarette.

Les deux ou trois premiers jours sont, c'est bien connu, les plus difficiles. C'est précisément là qu'intervient l'acupuncture, en lui permettant de creuser plus aisément l'écart entre soi-même et sa pénible dépendance du tabac.

En règle générale, l'envie d'une cigarette diminue dès le deuxième ou le troisième jour de traitement, et il n'est pas rare de voir le patient développer une réel dégoût de la cigarette après la première séance d'acupuncture. Il faut préciser que les réactions sont différentes d'un individu à l'autre, compte tenu de la spécificité de chacun.

Répétons-le : la condition préalable d'un sevrage tabagique est le travail réalisé par le patient sur lui-même et qui le conduit à vouloir cesser de fumer. Cette volonté prépare, de façon idéale, le terrain sur lequel "l'entreprise" de sevrage peut être réalisée et elle en facilite aussi le déroulement.

Pendant que se déroule le programme de sevrage, il est fréquent que le patient exprime divers changements qu'il constate déjà :

  • Je suis moins facilement irritable et j'ai, dans l'ensemble, retrouvé mon calme.
  • Le matin, ma toux est moins pénible et plus grasse.
  • Je respire plus à fond.
  • Je peux à nouveau mieux respirer par le nez.
  • Je ne ressens plus l'envie d'inhaler de la fumée.
  • Si l'envie d'une cigarette me prend, cela ne dure que quelques secondes et je suis capable de la surmonter, soit en buvant un verre d'eau, soit en faisant un tour à pied, ou tout autre chose qui détourne mon attention.


Traitement antirides (face-lifting)

De nombreux messages sont déposés dans ma boite aux lettres électronique concernant le traitement antirides appelé également "face-lifting", ce qui m'amène à y apporter, dans cette rubrique, quelques éléments de réponse.

Une chose est claire, c'est que l'acupuncture, pas plus qu'une autre thérapie, n'est en mesure "d'effacer" les rides. Cela dit, toutes les patientes que j'ai reçues pour leur appliquer un traitement "face-lifting" étaient satisfaites du résultat. Souvent, dès la première séance, au plus tard à la troisième, elles pouvaient constater les premiers signes d'une amélioration : les traits étaient plus détendus, les rides paraissaient moins profondes et le teint semblait être plus frais et plus éclatant... .

Il appartient, bien sûr, à chaque patient(e) de déterminer, en fonction des résultats et de ses moyens, le nombre total de séances qu'il souhaitera recevoir. Nombre de patient(e)s reviennent tous les 4 ou 6 mois pour obtenir un renouvellement des premiers effets.


Combattre la prise de poids

Perdre du poids n'est pas une chose qui s'obtient d'un claquement de doigts. Il faut d'abord se faire à l'idée de vouloir maigrir, afin de pouvoir entreprendre, avec toute la volonté et la patience nécessaire, un régime équilibré et adapté à votre organisme. Mais une fois que le processus est engagé, vous devriez ressentir presque du plaisir à monter sur la balance, car même si, au début, certains patients ne constatent pas qu'ils maigrissent, la prise de poids, elle, est stoppée.

Il se peut que, en cours de régime, vous cessiez passagèrement de perdre du poids. C'est une concession que vous devrez faire à votre organisme, lequel a parfois besoin de temps pour éliminer ses réserves. Parallèlement à ce régime, vous devriez également vous dépenser physiquement, pratiquer régulièrement un sport que vous aurez choisi, qu'il s'agisse de jogging, de bicyclette, de tennis, de natation, de volley-ball ou d'une activité semblable.

L'important est de faire preuve de ténacité et de discipline, car les résultats, vous le verrez, ne tarderont pas à apparaître au cadran de la balance.

Dans cette entreprise, l'acupuncture sera votre soutien.

Elle vous aidera à retrouver votre calme, à juguler votre appétit, à contenir vos envies de sucreries, à combattre le cas échéant vos problèmes de digestion, et, en favorisant la libération de l'eau contenue dans les tissus, à réduire la formation d'éventuels oedèmes. Si vous le souhaitez, des conseils visant l'hygiène de vie quotidienne et une alimentation adaptée à votre cas pourront vous être donnés.

Jusqu'à quatre séances d'acupuncture, réparties sur deux semaines, sont prévues en début de traitement, afin d'offrir à celui-ci une base qui soit étroitement liée au démarrage effectif du régime alimentaire. Le traitement évolue ensuite vers une seule séance par semaine, jusqu'à ce que médecin et patient décident, d'un commun accord, d'espacer les séances, voire de les supprimer totalement si le patient se sent en mesure de poursuivre sans aide extérieure.

Pour citer un exemple, j'ai vu une patiente perdre 12 kg en l'espace de dix mois. Elle consultait, tout d'abord, chaque semaine, puis une semaine sur deux, et gérait seule la situation pendant les congés. Je l'ai accompagnée ensuite, quelques séances durant, jusqu'à ce que le but soit atteint. Pendant son régime, elle s'était mise à faire régulièrement du sport : jogging 2 fois par semaine avec des amies, 2 séances hebdomadaires de gymnastique, ce qui a été certainement bénéfique à la perte de poids.

Pour finir, elle avait recouvré sa légèreté et sa mobilité, et on la sentait heureuse de pouvoir, à nouveau, présenter une silhouette non déformée par une quelconque adiposité.


Chalazion

Cet exemple concerne le chalazion, inflammation d'une glande sébacée (glande de Meibomius) qui, à l'inverse de l'orgelet ou de l'hordeolum, n'est pas douloureuse, mais gênante, occasionnant une sensation de tiraillement et, sur le plan esthétique, peu confortable.

Le cas décrit est celui d'une collégienne que sa mère accompagne à la consultation. La jeune fille, âgée de 12 ans, présente un chalazion apparu il y a 2 mois au milieu de la paupière supérieure. Après un traitement local (gouttes et onguents anti-inflammatoires) resté sans effet, l'ophtalmologue préconise l'élimination chirurgicale du chalazion.

Avant de se résoudre à cette intervention, mère et fille envisagent un traitement par l'acupuncture que la maman a déjà, dans d'autres domaines, expérimentée avec profit.

Au terme d'un entretien sur le déroulement détaillé d'une séance d'acupuncture, la jeune fille a pris confiance et nous commençons la première séance. Je lui indique à l'avance chaque point concerné. Sur mon indication, elle prend une profonde inspiration et, au moment de l'expiration, je lui pose, sans la moindre douleur pour elle dont les muscles sont complètement relâchés, la première aiguille. Et nous continuons ainsi pour les autres points d'acupuncture.

Ainsi, passée la première séance, ses appréhensions se sont évanouies. Et c'est presque volontiers qu'elle viendra aux séances suivantes, en raison de la sensation "de légèreté et de bien-être" qu'elle ressent juste après.

Au bout de deux séances, le bouchon commence à diminuer de volume et, quelques séances plus tard, le chalazion a disparu. Parmi les effets secondaires positifs, on note qu'elle ne ressent plus le même stress en se rendant au collège, qu'elle s'endort à nouveau plus facilement et que la concentration qu'elle apporte à ses devoirs s'est accrue.


Lumbago (tour de reins)

Un mardi matin, une danseuse de ballet fait un "faux" mouvement en se levant et se retrouve avec un tour de reins. En arrivant à mon cabinet où elle a dû se faire conduire, elle peut à peine, tant la douleur est aiguë, se tenir droite pour marcher. Son dos semble être véritablement "de travers".

Elle doit participer le samedi suivant à une représentation qui est particulièrement importante pour elle, ce que, bien entendu, je lui déconseille fermement d'envisager.

Avant de procéder au premier traitement, je lui indique qu'elle pourrait, dans un premier temps, se sentir un peu plus courbaturée, mais que son état s'améliorerait le jour suivant. Le fait est que, dès la fin de la première séance, elle est plus détendue et se tient déjà plus droite au moment de quitter le cabinet. La douleur provoquée par la tension des muscles a commencé à perdre de son intensité.

Deux séances plus tard, elle marche à nouveau en se tenant normalement. Je lui recommande, toutefois, de renoncer pour cette fois-ci à sa représentation.

C'est sur un ton joyeux qu'elle m'appelle le lundi pour me remercier, car sa représentation a été un succès et n'a pas provoqué de récidive de son lumbago...


Epicondylite médiale (coude du joueur de golf)

Un homme âgé d'une cinquantaine d'années, débutant passionné de golf, a contracté une épicondylite médiale que le langage populaire désigne aussi par "coude du joueur de golf".

Il présente une inflammation des insertions tendineuses sur la face interne du coude, et ressent cette douleur caractéristique qui irradie dans la partie ulnaire de l'avant-bras.

Dans ce cas également, j'indique au patient que, parfois, après la première séance d'acupuncture, la douleur musculaire peut s'amplifier et prendre la forme d'une forte courbature qui s'atténuera au plus tard le jour suivant, engageant un processus de diminution de la douleur.

Pendant la séance, le patient ressent dans le bras concerné une sorte de lourdeur et a, un peu plus tard, l'impression que celui-ci lui fait moins mal lorsqu'il le bouge.

La douleur ayant disparu au terme des deux séances suivantes, c'est avec entrain que ce joueur de golf s'empresse, contre mon indication, de retourner sur le terrain afin de se préparer à un tournoi. Après avoir subi trois séances supplémentaires et renoncé à jouer pendant deux ou trois semaines, il peut de nouveau s'adonner, sans aucune gêne, à son sport. Il reçoit pour conseil de s'adresser, au premier signe d'un retour de la douleur, à un acupuncteur.


Troubles du sommeil

Une commerçante de 52 ans souffre de troubles du sommeil après avoir entrepris, un mois auparavant, avec succès et sans aide extérieure, de cesser de fumer, alors qu'elle consommait de 30 à 40 cigarettes par jour.

Depuis lors, le soir venu, il lui est de plus en plus difficile de "décrocher" de son travail, elle ne parvient pas à s'endormir et se réveille facilement pendant la nuit. Il lui arrive, le matin, d'avoir l'impression de ne pas avoir fermé l'oeil.

Rien d'étonnant à ce qu'elle sente progresser en elle, au cours de la journée, la fatigue et la nervosité, ni qu'elle craigne de ne plus pouvoir soutenir le rythme d'un travail intense.

Comme elle est hostile à la prise de somnifères et qu'une amie lui a parlé d'acupuncture, elle me demande un rendez-vous pour une consultation.

Les trois premières séances ont lieu a peu d'intervalle l'une de l'autre. Elles ont pour résultat que la patiente se sent déjà plus détendue et que sa fatigue nerveuse se mue en une sorte de "relâchement physique", ce qui lui permet de trouver, enfin, plus facilement le sommeil et de se réveiller moins fréquemment.

Ses forces physique et psychique lui reviennent peu à peu. Au bout de huit séances, elle fait à nouveau des nuits complètes et si, de temps à autre, il lui arrive encore de se réveiller, elle se rendort aussitôt. Elle estimera que deux dernières séances sont nécessaires à la stabilisation de cet état.

Pour l'avenir je lui recommande de se soumettre, à titre préventif, à une, deux ou trois séances d'acupuncture, s'il arrive que, sous l'emprise du stress, apparaissent les premiers symptômes d'un retour à la situation vécue.


Le stress du bac

Une jeune fille de 17 ans, dynamique, l'air éveillé, vient consulter et me demande de l'aider : le bac est tout proche et elle est en plein "stress d'examen". Bien qu'il semble s'agir, à en juger par son discours, d'une bonne élève, elle craint d'échouer à son bac, pour la bonne raison que l'examen lui crée des angoisses qui la poursuivent jusque dans son sommeil, que sa nervosité augmente et qu'il lui manque la concentration nécessaire à son travail.

Elle n'a, jusqu'à présent, aucune expérience de l'acupuncture. C'est la maman d'une de ses amies, déjà confrontée à des situations de stress, qui la lui a conseillée, compte tenu des résultats positifs qu'elle avait elle-même atteints.

Après avoir exactement décrit à J. comment j'allais la traiter et satisfait sa curiosité quant à la façon dont notre corps réagit à l'implantation d'aiguilles, elle reçoit son premier traitement. C'est pleine d'enthousiasme, se déclarant "plus détendue et légère que jamais", qu'elle quitte le cabinet et se réjouit déjà à l'idée de la deuxième séance qui doit avoir lieu trois jours plus tard.

Pour le dire avec ses mots, elle se sent à présent beaucoup plus "cool" et, à la question de savoir ce qu'il en est de son sommeil, elle avoue avoir déjà oublié les difficultés qu'elle avait éprouvées à s'endormir. Quatre jours s'écoulent avant la troisième séance. Il y en aura une dernière le week-end précédant les épreuves écrites de son examen.

J'apprendrai de sa maman, quelque temps plus tard, que c'est relativement confiante et détendue qu'elle a passé cet examen dont le résultat a été "plus que satisfaisant".


Maux de tête chroniques

Un jeune homme de 28 ans s'est trouvé, il y a quelques années, contraint d'abandonner son métier de peintre en raison des insupportables céphalées que provoquait chez lui l'odeur forte qui se dégageait des produits. Il occupe aujourd'hui un emploi de bureau au sein de l'armée. Les déclencheurs de ses maux de tête sont dès lors liés aux situations de stress provoquées par un calendrier serré, ou elles peuvent survenir à l'issue de festivités prolongées, ou bien encore apparaître lorsqu'il se trouve dans un espace clos et enfumé.

Après un entretien visant à expliquer que divers aliments ou boissons susceptibles de déclencher ses céphalées doivent être évités, il reçoit un traitement de 12 séances d'acupuncture au total, à raison de 2 séances par semaine au début, puis d'une séance hebdomadaire. Après 6 séances, les maux de têtes se font plus rares, de même qu'ils diminuent d'intensité. Au terme des 12 séances, le patient a le sentiment d'avoir retrouvé son équilibre, il se sent à la fois serein et guéri.

Ne pouvant plus le suivre en raison d'un changement de lieu de résidence, je lui conseille de se soumettre, tous les trimestres ou semestres, à deux ou trois séances d'acupuncture, afin de maintenir son équilibre énergétique.


Sinusite chronique

Un jeune homme de 27 ans souffre depuis des années d'encombrement des fosses nasales et ressent une pression au niveau des sinus maxilaire et frontal, notamment lorsqu'il se penche en avant.

Plusieurs interventions chirurgicales ont eu lieu, mais n'ont apporté qu'une rémission passagère. Les gouttes nasales devenant à la longue également inopérantes, il souhaite par conséquent tenter un traitement par acupuncture. Au bout de 4 séances réalisées en l'espace de 2 semaines, il croit pouvoir constater une amélioration. Après la 15ème séance toute gêne a disparu et il découvre le plaisir de pouvoir respirer à nouveau normalement par le nez.

Il m'a adressé quelques mois plus tard un mail dans lequel il me disait ne plus avoir eu, depuis lors, le moindre problème de sinus.

Prochainement de nouveaux exemples de traitement...